La palette des archives ouvertes 2 : les archives centrales

11 05 2007

Jean-François Lutz

Les archives centrales s’inscrivent le plus souvent dans un cadre national et visent à présenter de manière cohérente la production scientifique d’un pays et à contribuer de la sorte à son rayonnement et à sa visibilité internationale.
Elles permettent par ailleurs de développer des services spécifiques qui ne seraient pas à la portée d’un établissement seul comme, par exemple, l’export automatique des notices et des fichiers depuis HAL vers ArXiv pour les articles de sciences physiques.

Au sein même de cette famille s’observe une grande variété de modèles et de solutions techniques :

  • En France c’est la plateforme HAL, mise au point en 2001 par le CNRS et l’INRIA, qui sert de socle à l’archive ouverte nationale en cours de configuration. Ce projet d’archive ouverte nationale est le fruit d’un accord signé à l’été 2006 entre les différents acteurs de la recherche publique française. Il est prévu que l’alimentation de cette archive par les établissements de recherche puisse se faire soit directement depuis l’interface de dépôt de HAL (dans sa version générique ou par une interface personnalisée), soit de manière indirecte par le biais d’un transfert des fichiers et des métadonnées depuis les archives institutionnelles.
  • Le fonctionnement de l’archive centrale néerlandaise baptisée DARE (Digital Academic REpositories) est clairement décentralisé et se conçoit davantage comme un service offert à ses usagers que comme un entrepôt d’articles.
    Elle permet d’interroger simultanément les archives des 20 institutions partenaires, dont 13 universités, et propose un accès différencié pour les thèses : Promise of Science.
    Il convient également de noter que l’infrastructure mise en place aux Pays-Bas a servi de modèle pour le projet européen DRIVER qui sera présenté en conclusion de la journée d’étude du 21 mai.
  • Signalons en dernier lieu l’initiative annoncée récemment en Grande-Bretagne du service Depot. Le principe de ce service consiste à proposer aux chercheurs ne disposant pas d’archive ouverte dans leur institution une interface nationale pour le dépôt de leurs publications scientifiques. Après authentification, le chercheur déposant est automatiquement réorienté vers l’archive ouverte de son établissement si elle existe. Dans le cas contraire l’ensemble du processus de dépôt s’effectue dans Depot.
    Précisons enfin que Depot est uniquement, comme son nom l’indique, un service de dépôt d’articles. L’interrogation de cette base centralisée se fera uniquement par l’intermédiaire d’Intute, moteur de recherche académique interrogeant par ailleurs les archives institutionnelles britanniques.
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