L’Open Access en 12 diapositives

2 05 2007

Jean-François Lutz

Un court document pour rappeler les aspects fondamentaux du mouvement de l’Open Access et en plus particulièrement des Archives Ouvertes :

  • les deux modes de mise en oeuvre de l’Open Access
  • les archives ouvertes : définitions et objectifs
  • les AO en France
  • enjeux pour les établissements d’enseignement supérieur
Publicités




Alimentation et politiques de dépôt

23 04 2007

Marlène Delhaye

L’alimentation des archives ouvertes est LA question débattue depuis plusieurs années parmi les partisans du libre accès. En effet, une fois la décision politique adoptée, la solution technique choisie et implémentée, le circuit des métadonnées validé, encore faut-il s’assurer que l’archive soit remplie par les chercheurs de l’établissement :

– Le dépôt spontané, de chercheurs souvent sensibilisés aux problématiques de l’accès à l’information scientifique, représente en général 15 à 20% du total des publications d’une institution.

– La recommandation de dépôt est la solution la plus communément pratiquée dans les établissements disposant d’une archive ouverte : le dépôt est encouragé, mais n’est pas obligatoire.

– L’obligation de dépôt a été mise en place dans un petit nombre d’établissements : tous les chercheurs du CERN, de l’Universite technologique du Queensland en Australie, de l’Université de Minho au Portugal , de l’Université de Zürich en Suisse et du département d’électronique et d’informatique de l’Université de Southampton au Royaume-Uni doivent déposer leurs publications dans l’archive de leur établissement.

Le Registre des politiques institutionnelles d’auto-archivage (Repository of Open Access Repository Material Archiving Policies – ROARMAP) liste les différentes politiques mises en place en matière de dépôt et d’auto-archivage par les établissements. Il renvoie vers le Registry of Open Access Repositories – ROAR, qui rassemble des données chiffrées notamment sur l’activité de dépôt pour toutes les archives ouvertes signataires de la déclaration de Berlin sur le libre accès.





Quels documents trouve-t-on dans une AO ?

19 04 2007

Marlène Delhaye

Au départ ce sont essentiellement les articles scientifiques qui constituent le contenu-cible des archives ouvertes :

  • Les pré-publications : Il s’agit de la première version des articles, qui n’est pas encore passée par le comité de lecture de la revue dans laquelle ces articles sont destinés à être publiés.

Il est important que ce type de documents soient accessible à la communauté scientifique, ne serait-ce que pour stimuler les échanges et faire émerger des collaborations entre chercheurs.

  • Les post-publications : Ce sont les contributions validées par les pairs, qui vont être publiées. De plus en plus d’éditeurs autorisent les auteurs à déposer leurs post-prints dans des archives institutionnelles.

Le projet SHERPA/ROMEO, à l’initiative du JISC, la Commission pour les systèmes d’information de l’Enseignement Supérieur du Royaume Uni, liste les politiques des éditeurs scientifiques en matière d’archivage institutionnel.

D’autres documents liés à la recherche peuvent cependant tout à fait être hébergés dans une archive ouverte :

  • les communications

  • les colloques

  • les documents numérisés

  • les rapports, les études

  • les chapitres d’ouvrages

  • les thèses et les HDR (Habilitations à diriger la recherche)

  • et tout autre document non textuel apportant un complément d’information : schémas, séquences vidéo, illustrations audio, données statistiques…

Bien que ce ne soit pas posé comme principe, l’intérêt principal d’une AO est l’accès au document dans son intégralité, et pas seulement à sa notice descriptive. Une archive est de fait un outil de signalement de la production scientifique, mais elle ne saurait être que cela.





Qu’est-ce qu’une archive ouverte (AO) ?

17 04 2007

Marlène Delhaye

Une archive

Dans le contexte de la communication électronique scientifique, il s’agit d’un réservoir de documents scientifiques (résultats de la recherche), respectant des protocoles d’interopérabilité. On parle aussi de dépôt ou d’entrepôt de documents.

Ouverte

Même si l’accès libre et gratuit semble entendu, il convient de ne pas uniquement l’assimiler à la gratuité d’accès. En effet, dans le contexte du mouvement OAI (Open Access Initiative), le terme « Open » concerne aussi l’architecture technique ; il y a sur ce point une forte convergence avec le mouvement « Open source » , ie dont les développeurs mettent le code des applications qu’ils produisent à la disposition de la communauté, afin que chacun puisse le corriger, le modifier, l’améliorer, etc.

Dans le cadre des archives ouvertes, cela recouvre en particulier la notion d’interopérabilité, c’est à dire l’utilisation, pour le fonctionnement de l’archive, de protocoles normalisés permettant d’échanger et de faire des recherches sur des (méta)données, indépendamment des plateformes qui les hébergent ou de leur localisation.

Ainsi, on peut définir les archives ouvertes comme étant des réservoirs de documents auto-archivés (mais dont le dépôt peut être délégué) en accès libre, sans barrière tarifaire (l’accès à l’archive est gratuit) ni juridique (ne sont déposés que des documents pour lequel les éditeurs ont donné leur accord), intégrant le protocole d’interopérabilité OAI-PMH.